
❓ Qu’est-ce que ça signifie être un homme aujourd’hui ?
Entre les anciens modèles de virilité et les nouvelles attentes qui émergent, beaucoup d’hommes cherchent leur place. Comment habiter sa masculinité avec plus de conscience, sans se perdre, sans se durcir… mais sans disparaître non plus ?
🎙️ D’homme à homme est un podcast de conversations qui explore les masculinités contemporaines à travers des parcours de vie.
Chaque épisode est une rencontre intime avec des hommes en chemin : artistes, thérapeutes, pères, entrepreneurs ou facilitateurs du men’s work. À travers leurs histoires, leurs doutes et leurs transformations, ils partagent ce que signifie pour eux devenir un homme aujourd’hui.
👂 On y parle notamment de :
- relations et couple
- émotions et vulnérabilité
- rapport au corps et à la sexualité
- paternité
- santé mentale masculine
- conditionnements masculins
- groupes d’hommes et espaces de parole
Un podcast pour ouvrir des espaces de réflexion, mieux comprendre la construction du masculin et faire évoluer notre manière d’être en relation — avec nous-mêmes, avec les autres et avec le monde.
🙋♂️ Je m’appelle Loïc Gerno, créateur et hôte du podcast. J’accompagne les hommes dans leur cheminement personnel et je facilite des espaces de parole autour du masculin.
🔗 Plus d’infos :
Instagram : @dhommeahommepodcast
Facebook : D’homme à homme – Podcast
🎵 Musique : Toxiq – Dans la bouche (Instrumental mix)
Que reste-t-il d’un homme quand il enlève le costume qu’on attend de lui ?
Dans cet épisode, on reçoit Alex Iruka. Avec lui, on a fait autrement. D’habitude, avant chaque interview, on prend le temps de se relier. Là, rien. Deux ou trois messages, et puis le jour de l’enregistrement. On s’est découverts en direct.
Alex se présente comme explorateur du monde et de la conscience. Aujourd’hui il est mentor et thérapeute holistique. Il accompagne en soins énergétiques, il crée des espaces de transformation, des retraites, des cercles. C’est un homme qu’on voit beaucoup sur les réseaux. Solaire, à l’aise, à qui tout semble réussir.
Et pourtant, derrière cet homme-là, il y a un petit garçon qu’on appelait le tueur au rugby et qui, la même année, ramassait les pâquerettes au milieu du terrain. Un enfant très sensible qui a appris tôt à couvrir cette sensibilité sous une grande gueule. Un ado de 17 ans qui tape « comment se calmer » sur internet, tombe sur la méditation, et sent son corps se souvenir d’une position qu’il n’avait jamais prise. Comme il le dit lui-même, il ne se faisait pas écraser par l’extérieur, mais il se faisait renverser par son intérieur.
Avec Alex, on remonte ce fil.
🔥 La performance, cette injonction à être toujours prêt, et ce qu’elle cache
🧘 La discipline, pas celle qui contraint, mais celle qui rend disciple de soi-même
🤝 Ce qui s’est réparé le jour où il s’est assis pour la première fois dans un cercle d’hommes
🌑 Ce qu’on n’ose pas dire, même quand on passe sa vie à transmettre
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Pour retrouver Alex sur Instagram : @alex.iruka
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00:00 Introduction
05:13 Explorateur du monde et de la conscience
11:21 Le mot mentor et ce qu’il engage
14:20 La méditation à 17 ans
20:11 Une sensibilité subie très tôt
23:41 Le tueur et les pâquerettes
29:46 Premiers pas dans la spiritualité
37:10 Les pièges de l’exploration
47:38 La discipline flexible
55:56 Le silence entre hommes
01:05:12 Reconnaître les souffrances, sans les opposer
01:12:24 Le premier cercle d’hommes
01:17:35 Performance et vulnérabilité
01:28:16 Se laisser voir entier
01:31:34 Incarner ou performer
01:34:12 Poser des limites, dire non
01:43:21 Cultiver l’amour et la joie

Vendredi dernier, une amie m’a contacté pour me confier qu’elle avait appris le suicide de six hommes de son entourage (proche ou connexe), ces derniers mois. Six hommes qui ont choisi de mettre fin à leurs jours. Cette nouvelle m’a profondément attristé. Et, je dois le dire, elle m’a aussi mis en colère. Alors j’ai pris mon micro, presque immédiatement, dans l’élan de son message, pour enregistrer cet épisode de manière très spontanée.
Parce que le suicide des hommes, c’est trois fois plus fréquent que chez les femmes. Et parce que la santé mentale des hommes reste un immense tabou.
Ce podcast, il était là pour ça aussi je crois. Pour offrir un espace où l’on peut parler autrement. Un espace où les hommes peuvent se libérer des injonctions, des codes, des carcans. Où ils peuvent être pleinement humains, sensibles, vivants. Et peut-être, oui, un espace qui, à sa façon, participe à éviter ces drames silencieux.
Depuis bientôt quatre mois, je traverse une vraie crise d’élan. Plus d’envie, plus de désir, plus d’énergie pour D’homme à homme. Je me suis beaucoup interrogé : est-ce que j’ai encore ma place ici ? Est-ce que je suis toujours la bonne personne pour porter ce podcast, pour accompagner les hommes ?
Et surtout, je me suis demandé pourquoi ce podcast — que plusieurs personnes ont qualifié d’utilité publique — ne gagne pas plus en visibilité. Pourquoi je ressens si peu de soutien. Notamment de la part de vous, messieurs.
Dans cet épisode, je vous livre mes réflexions, mais aussi mes constats — forcément subjectifs — sur le masculin aujourd’hui. Des ressentis, peut-être biaisés, peut-être incomplets, mais sincères. Pas de filtre, pas de stratégie. Juste ce qui est là.
Aujourd’hui, je me sens scindé. D’un côté, j’ai simplement envie de suivre le flot de la vie, qui m’emmène vers une autre activité qui m’enthousiasme, qui m’aligne, et qui me nourrit profondément (et où on me le fait savoir aussi).
Et en même temps, il y a cette place que je veux continuer à tenir, pour ce podcast, pour ces valeurs qui me tiennent à cœur, et que je veux voir plus présentes dans ce monde.
Je ne sais pas encore où ça va me mener. Peut-être que cet épisode m’apportera des réponses. En tous cas, j’avais besoin de vous partager ce qui était vivant.
Bonne écoute.

Bonjour,
J’ai malheureusement découvert ce podcast très tardivement. J’écoute les épisodes régulièrement du coup.
Je trouve très intéressant, certains épisodes sont très parlant et globalement, ça fait du bien d’avoir des mots sur la « difficulté masculine » en toute bienveillance.
J’espère que ça ne va pas s’arrêter.
Merci pour le podcast et tout le projet « D’homme à homme ».